Interview – André Béraud, directeur de la fiction de Radio Canada: « La clé, ce sont les auteurs »

Directeur des émissions dramatiques et longs métrages à Radio Canada, André Béraud était de passage à Paris en ce mois de février 2016 pour la présentation de la série dramatique québécoise 19-2, lancée le 30 mars sur le réseau TV5. En charge de la fiction pour le diffuseur canadien depuis 2009, Béraud a supervisé et lancé à l’antenne Unité 9, Tu M’Aimes-Tu ?, Série Noire et bien d’autres feuilletons qui ont dessiné un savoir-faire exigeant, éclectique et populaire. Rencontre avec un des plus fins connaisseurs du petit écran canadien-français…

Thomas Destouches : J’ai découvert « 19-2 » avec le premier épisode de la saison 2. Un épisode marquant à plus d’un titre, et notamment pour ce plan séquence de la fusillade dans le lycée, un tour de force du réalisateur Podz. Inoubliable. C’est très rare sur le petit comme sur le grand écran. C’était un peu fou non ?

phpThumb_generated_thumbnailAndré Béraud : La proposition qu’on a acceptée, ce n’était pas nécessairement de faire un plan séquence de 13 minutes mais plutôt un épisode intégralement autour d’une fusillade. Le plan séquence est un « heureux » dommage collatéral. C’était facile à accepter finalement. On avait déjà eu une première saison, soit 10 épisodes. On savait de quoi la série parlait, on savait que cette situation ne serait pas exploitée mais plutôt que la série allait tenter d’expliquer l’inexplicable. Heureusement il y a peu d’événements de ce genre au Québec mais nous en avons tout de même eu. Il était important de montrer pourquoi il est si difficile d’intervenir rapidement dans ce type de situation. L’épisode expose en outre plusieurs cas de figures auxquels les policiers doivent faire face dans ces cas-là. Sans être didactique, c’est un épisode porteur, qui donne des clés aux gens pour qu’ils puissent mieux comprendre, non pas accepter mais mieux comprendre le pourquoi. Et c’est aussi pour cette raison qu’il était important pour nous de le faire. Il s’agissait aussi du premier épisode de la deuxième saison et c’était un événement catalyseur pour tous les personnages pour relancer l’exploration de la série, laquelle montre ce que vivent les policiers.

A la tête de la fiction chez Radio Canada, vous avez lancé ou chapeauté un nombre absolument fou de séries: « 19-2 », « Unité 9 », « 30 Vies », « Les Rescapés », « Série noire », « Nouvelle Adresse », « Mémoires vives »… Il y a une variété de fictions ahurissante. C’est quoi le savoir-faire de la fiction québécoise ?

La clé de notre fiction, ce sont les auteurs. Nous ne sommes pas parfaits mais nous essayons vraiment de rester à leur écoute et à l’écoute de l’imaginaire, des univers qu’ils nous offrent. Ils ont quelque chose à communiquer et à mettre en image. Lorsque c’est probant, cela nous permet d’aller dans des directions de fiction insoupçonnées. On ne savait pas qu’on avait besoin d’Unité 9 par exemple, une série sur des femmes en prison imaginée bien avant Orange is the New Black. On ne savait pas qu’on avait besoin de cette série-là avant que sa créatrice Danielle Trottier vienne nous en parler et nous décrive sa passion, ce qu’elle voulait dire sur les femmes. Car ce n’est pas une série racontant des aventures en prison mais plutôt un feuilleton sur la condition de la femme. Quand on a entendu ce pitch, l’évidence de le mettre en développement était là. C’est ainsi que notre télévision s’aventure et grandit, avec cette force de création. Et je crois aussi que l’un attire l’autre. De telles émissions inspirent des gens à venir développer leur propre univers. On a des auteurs comme Serge Boucher ou Stéphane Bourguignon (NDR : le créateur de « La Vie La Vie ») qui proposent des projets parce qu’ils voient qu’à la télévision on peut concrétiser leurs univers.

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« Pérusse Cité », un des plus grands regrets d’André Béraud à la tête de la fiction de Radio Canada

Sous votre direction de nombreuses séries ont été lancées. Certaines ont marché, d’autres non. Dans la catégorie des échecs, malheureusement, je retiendrais la magnifique « Tu M’Aimes-Tu ? » Quel est votre plus grand regret ?

C’est dur à dire. J’ai eu des beaux succès et des beaux échecs. On croit à toutes les séries qu’on met en diffusion et on espère qu’elles vont faire le plein du public. Mon plus grand regret, et c’est peut-être parce qu’on n’a pas la chaîne pour diffuser de l’animation, c’est Pérusse Cité (NDR : Lire l’interview de François Pérusse). A chaque fois que je revois le petit ministre Ouellet… (Rires) En citant celle-là, je vais peut-être rendre d’autres personnes jalouses mais à chaque fois qu’une série ne décroche pas plusieurs saisons, c’est un petit regret, parce qu’elles avaient toutes du potentiel. On vient d’arrêter La Théorie du KO, qui n’était peut-être pas notre meilleur titre mais que je trouvais top. Là aussi c’est un regret.

Aujourd’hui vous présentez « 19-2 » qui va être lancée sur TV5 Monde. « Les Parent » est diffusée sur Gulli. Ce sont deux exemples de séries québécoises ayant réussi à atteindre la France, mais elles sont rares. Pourquoi une telle difficulté d’exportation en France ? La langue ?

La langue en effet, je pense. C’est peut-être également lié au nombre d’épisodes de ces feuilletons. On le voit avec les séries américaines : elles remplissent beaucoup d’heures de diffusion. Et bien évidemment la langue, qui est un frein à l’exportation de manière générale et pas seulement vers la France. Je pense que la version anglophone de 19-2 risque de voyager davantage. Cela me désole. C’est un chantier sur lequel il va falloir travailler vraiment.

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Claude Legault et Réal Bossé, les créateurs et interprètes de la série « 19-2 »

 

 

Où en est Radio Canada après quelques années un peu difficiles, notamment dans un contexte de très nette réduction budgétaire ?

Le premier budget va sortir bientôt donc on va le savoir… On a traversé des périodes d’austérité et de transformation. Le numérique a désormais pris beaucoup de place, or c’est avec un seul budget qu’il faut tout mener de front: les nouvelles avenues numériques, les chaînes spécialisées… Nous sommes donc face à une logique de vase communicant. On a tout de même réussi à tirer notre épingle du jeu et à rester probant et pertinent en prime time. Comment résumer cela ? On est résilient. Cela a toujours été le cas avec le Canada francophone : on est résilient.

Votre concurrent TVA a lancé une série intégralement en ligne, « Blue Moon ». Est-ce une piste que vous menez à Radio Canada ?

On a lancé la seconde saison de Série noire en streaming. Naturellement on sait que l’industrie évolue vers cela. On est en réflexion pour savoir comment être toujours à la page.

La série « 30 Vies » va s’achever dans peu de temps. Elle sera remplacée par la nouveauté « District 31 ». Que pouvez-vous nous en dire ?

Je ne peux pas vraiment en parler. La nouvelle a été éventée trop tôt. Je n’ai pas d’informations à partager pour l’instant.

Quelles seraient les 5 séries de votre panthéon de téléspectateur ?

Il y aurait Ma Sorcière bien aimée. C’est la série qui m’a décidé à faire de la télévision. Je citerais également Ally McBeal. Ensuite cela va sembler tout à fait niaiseux : Côte Ouest. 14 saisons de leçons de narration ! Ce qu’ils ont fait et ont été capables de faire, c’est hallucinant. Je dirais ensuite Les Craquantes. Enfin pour citer une série dramatique, Hill Street Blues, qui a révolutionné la série policière.

Propos recueillis par Thomas Destouches à Paris le 9 février 2016

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La série 19-2 est diffusée à partir du 30 mars sur le réseau TV5 Monde

 

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Interview – François Pérusse, le génial artisan du rire de Pérusse Cité

Interview publiée sur le Daily Mars en janvier 2015
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© Radio Canada / Oasis Animation
© Radio Canada / Oasis Animation

Si comme nous, vous avez usé vos écouteurs en passant en boucle Les 2 minutes du peuple, vous connaissez forcément sa voix… ou plutôt ses voix. Le Québécois François Pérusse est un petit génie de la drôlerie, du détournement, du mot. Un véritable artisan de la fantaisie capable de vous foutre les larmes aux yeux… pour de rire.

Outre son programme radiophonique culte, diffusé d’un côté et de l’autre de l’Atlantique, il a présidé durant 2 saisons à la destinée d’une série d’animation baptisée Pérusse Cité. Située dans son Québec natal, le dessin animé suit le ministre de l’Écologie Léopold Ouellet, spécialiste de la boulette médiatique mais véritable défenseur de l’environnement. Une série qui croque avec tendresse notre société moderne…

François Pérusse a répondu par clavier interposé à nos questions. Un conseil : avant d’entamer la lecture, écoutez un épisode des 2 minutes du peuple, son programme culte, histoire de garder au coin de l’oreille sa voix si particulière. Puis, après, foncez vers les DVD de Pérusse Cité !

Thomas Destouches : Comment est née « Pérusse Cité » ? Est-ce une envie de votre part, une sorte de challenge de sortir de votre zone de confort pour faire une série animée ?
François Pérusse : Un producteur de dessins animés de Montréal, Jacques Bilodeau, d’Oasis Animation, m’a proposé à plusieurs reprises pendant quelques années de créer une nouvelle série animée. Un jour, je me suis décidé à me lancer.

Au-delà de la farce, vraiment vraiment vraiment drôle, il y a un fond particulièrement acide dans « Pérusse Cité ». Ce n’est pas juste un enchaînement de blagues. C’est aussi ce qui fait l’intérêt de cette série animée !
Ça fait plaisir de se le faire dire ! Car c’est ce que j’ai aimé le plus dans l’expérience : pouvoir émettre une forme d’opinion, en restant calme…

Concernant la thématique principale, « Pérusse Cité » tient son discours jusqu’au bout. On aurait pu croire, comme dans beaucoup de séries, que le décor / discours sur l’écologie deviendrait à terme une simple toile de fond, mais non. L’écologie est un thème qui vous tient particulièrement à cœur ?
Je comprends bien qu’il y a plusieurs enjeux sur la planète, et que ce n’est pas simple. Mais une chose est sûre : s’il n’y a plus de santé écologique, il n’y a plus rien ! Je ne suis pas un extrémiste en la matière, j’essaie de faire ma petite part, mais dans cette émission, le sujet m’a beaucoup plu…

Le Québec a une vraie tradition concernant la langue française et le « mot ». Comme dans Les 2 minutes du peuple, il y a cette volonté dans « Pérusse Cité » de pousser jusqu’à l’absurde le mot, pour créer quelque chose de purement drôle… et parfois signifiant. Pourquoi cette volonté de reconstruire les mots jusqu’à l’absurde ?
La communication verbale est riche et détaillée, et les erreurs issues de sa pratique sont savoureuses. Jouer avec les mots a toujours été présent chez moi. C’est depuis l’enfance… Et oui, il arrive que ça crée un sens !

Concernant la publicité, thématique que vous abordez dans la série, il y a un vrai amour du format mêlé à une envie d’en montrer les grosses ficelles à travers les spots de pub du personnage de Guy. Pourquoi avoir choisi de vous attaquer à la publicité ? Parce qu’elle fait désormais partie de l’univers politique ?
La publicité existe depuis toujours, elle est omniprésente et est un art qui englobe toutes les cotes de qualités… J’adore ce moyen de communication qui flirte souvent avec la poudre aux yeux, et qui ouvre la porte à toutes les blagues du monde. Il était essentiel que je traite de pub dans Pérusse Cité ! D’ailleurs, dans le passé, j’ai créé des pubs fantaisistes… dont une pour une société pétrolière canadienne ! (Bonsoir l’écologie !) J’ai arrêté d’un commun accord avec la société au moment des montées en flèche de prix à la pompe.

Il y a une limite parfois compliquée dans « Pérusse Cité », celle de l’incompétence des hommes politiques. Et je pense bien évidemment au ministre Ouellet. Lequel est souvent largué… mais toujours plein de bonnes intentions. Est-ce par la tendresse évidente envers ces personnages et surtout en les ramenant toujours à leurs qualités et défauts d’ »Homme » que vous déminez ce risque du « tous des incompétents » ?
Au départ, quoi qu’on en dise, il faut avoir un sacré courage (ou un sacré but) pour se lancer en politique et se prendre des claques au visage de l’opinion publique. Ce sont des personnes comme nous, nos dignitaires. Je n’ai pas l’étoffe d’un politicien, mais il en faut, des politiciens ! En ce sens, ils ont mon respect. Mais comme nous tous, je ne vais pas me gêner pour rire de ce métier ! Et Pérusse Cité a été la tribune parfaite pour ça…

Et il y a bien évidemment aussi une critique du journalisme télévisé. Pourquoi ne pas avoir abordé le journalisme écrit d’ailleurs ? Quelles sont pour vous les dérives ? Les raccourcis, la séduction de l’image spectacle… ?
Avec le temps, le journalisme a non seulement grandi, mais pris toute la place. Plus un geste n’est possible sans couverture… ou même enquête journalistique. Je crois encore que c’est une bonne chose, mais comme dans tout, les dérapages font partie du tableau. C’est vrai que dans la série, la presse écrite est moins présente, vous m’en faites prendre conscience ! L’électronique a eu prédominance… sans doute, comme vous le dites, pour l’image et le son.

Image extraite de la fausse publicité pour le « Fesses Resort Youpidaidou » © Radio Canada / Oasis Animation
Image extraite de la fausse publicité pour le « Fesses Resort Youpidaidou » © Radio Canada / Oasis Animation

Concernant le passage de l’audio à l’image animée, il vous a fallu aborder une autre manière de faire rire. Cette fois-ci, tout ne repose pas sur votre voix, les mots et le rythme de déclamation. Quels ont été les axes créatifs pour transformer votre style sonore en image animée ?
La première expérience fut avec Le Journul, un journal quotidien d’une minute par jour sur le réseau TVA, durant 4 ans, utilisant la technique de capture de mouvements. J’ai adoré. Puis La série du peuple, le format des 2 minutes du peuple en dessins animés, sur la même chaîne de télé, et sur Série Club en France. Et enfin Pérusse Cité. Pour être heureux en dessins animés, je dois me faire un brin contrôlant : pour Le Journul et Pérusse Cité, j’ai écrit chaque détail visuel à la seconde. C’est beaucoup plus exigeant de rendre ce que je désire à l’image qu’uniquement au son ! Ma clef : la folie que j’ai en tête doit être transmise à l’écran. Le son est toujours important bien sûr, mais il faut le marier avec le visuel… avec ce que cela implique comme « compromis » d’un mariage !

Est-ce que la notion de silence dans une scène est effrayante pour un auteur habitué à occuper le son ?
J’adore les silences significatifs, dans les deux cas ! Il est plus fréquent bien sûr sur une scène avec image.

Dans tous les cas le rythme de Pérusse Cité est étonnant. Vous laissez souvent le temps à un décor ou à une scène de s’installer, sans frénésie. Cela permet de créer une atmosphère mais aussi laisse la possibilité de laisser émerger une dimension comique par l’image… On doit rattacher cette réflexion au silence, abordée plus tôt. La rythmique est une nouvelle piste de création pour vous dans Pérusse Cité ?
Il m’a fallu m’adapter, réaliser que je ne pouvais pas mettre la même cadence avec l’image, car le spectateur doit prendre les 2 infos : son et image. Les scènes visuelles doivent être bien établies, et les contextes dans l’histoire aussi. J’ai dû apprendre à calculer ce temps.

Êtes-vous déçu que Radio-Canada ait décidé de ne pas poursuivre l’aventure après la saison 2 ? Convaincu par l’argument selon lequel le dessin animé n’était pas « l’avenue que le diffuseur voulait privilégier pour son développement » ? Cela signifie aussi d’ailleurs que Pérusse Cité était, pour Radio Canada comme pour vous, une expérimentation…
Tout à fait. J’apprécie que SRC ait tenté le coup. De toute évidence, si le « cartoon » destiné à tous âges a un franc succès aux États-Unis, il n’en est pas de même au Québec pour l’instant. L’aspect « dessin » peut nous enlever automatiquement une tranche de 40% d’audience, sans exagération. La Société Radio-Canada est toujours en contact pour de futurs projets… On me demande d’envisager des acteurs humains !

Avez-vous envie de revenir sur le chemin de la fiction audiovisuelle ? À travers une série live ou un dessin animé ?
J’ai envie de tout ! À condition qu’on rigole. Je crois que c’est mon rôle dans cette vie !

C’est par le biais des 2 minutes du peuple que j’ai découvert votre travail il y a une grosse dizaine d’années. Le programme a 25 ans ! Quel regard portez-vous sur cette aventure d’un quart de siècle ?
Il m’arrive encore souvent d’avoir du mal à croire que j’ai le privilège d’avoir une place dans ce métier. Et la grande chance d’avoir le soutien de mes grands cousins français ! Ça, c’est vraiment plaisant.

Est-ce l’amusement, votre amusement, qui est le carburant de cette aventure qui continue ?
C’est lui qui décide ! Tant qu’il sera là, j’aurai la force de tout faire pour continuer, même à plus petite échelle. (Je tape d’une main cette réponse en touchant du bois pour qu’elle ne soit pas trop petite.)

Depuis septembre 2014, vous réalisez « La Tite Chambre ». Là encore, on en revient à votre voix. Et il s’agit d’un détournement. Quel en est le principe ?
Je fais du doublage fantaisiste, en utilisant des panels de commentateurs et journalistes sportifs présentés sur la chaîne RDS. Je leur fais dire autre chose que ce qu’ils ont dit… En respectant au poil le mouvement labial. Ils se prêtent tous au jeu… C’est tellement éclaté… La réponse à la télé et sur le web est excellente, et je ris beaucoup en le faisant !

Vous changez le timbre de votre voix, vous la triturez en la remixant… Vous arrive-t-il encore de trouver de nouvelles voix ?
J’avoue que c’est difficile, ce sont plutôt de nouvelles attitudes que je joue !

Comment on trouve une voix ? Via des essais, des accidents, des intuitions… ?
Ça se fait en imaginant le personnage et sa situation… Il y a un mélange de vécu et d’imaginaire !

Connaissez-vous un peu le travail de certains francophones sur le « mot » ? Je pense notamment au belge Stéphane de Groodt, lequel réussit également à pousser le mot en « absurdie », comme il l’appelle. Y a-t-il d’autres artistes francophones dont vous suivez le travail ?
Sans suivre de près des artistes, je suis un grand admirateur en général, j’apprécie le travail de beaucoup d’artistes en musique, humour, cinéma, dessins, média… Tant du côté professionnel qu’ailleurs… Je suis très bon public et n’ai pas de frontières de style. Ça rend difficile la tâche de dire qui je préfère… Cette planète est remplie de bijoux ! Et on grandit en nombre… On n’a pas terminé d’être épaté…. !!

Propos recueillis par Thomas Destouches le 28 janvier 2015

Remerciements chaleureux à Marie Barcelo (Zéro Musique) et François Pérusse