Le Gala Québec Cinéma 2018 : Les affamés grand vainqueur

Hochelaga, Terre des Âmes de François Girard et Le problème d’infiltration de Robert Morin menaient la danse avec 10 nominations chacun, suivis des Affamés de Robin Aubert (9 citations). Mais c’est bien ce dernier, avec 8 trophées Iris (dont Meilleur film et Meilleur réalisateur), qui remporte la mise finale.

=> Lire l’interview de Robin Aubert : « Faire un film de zombies, c’est retrouver le plaisir du jeu, de l’enfance »

MEILLEUR FILM

  • Les affamés de Robin Aubert – LAURÉAT
  • Boost de Darren Curtis
  • Chien de garde de Sophie Dupuis
  • La petite fille qui aimait trop les allumettes de Simon Lavoie
  • Le problème d’infiltration de Robert Morin
  • Les rois mongols de Luc Picard
  • Tuktuq de Robin Aubert

MEILLEURE RÉALISATION

  • Robin Aubert pour Les Affamés – LAURÉAT
  • Darren Curtis pour Boost
  • Sophie Dupuis pour Chien de garde
  • Robert Morin pour Le problème d’infiltration
  • Luc Picard pour Les rois mongols

MEILLEUR SCENARIO

  • Nicole Bélanger pour Les rois mongols – LAURÉATE
  • Darren Curtis pour Boost
  • Sophie Dupuis pour Chien de garde
  • Robert Morin pour Le problème d’infiltration
  • Gabriel Sabourin pour C’est le cœur qui meurt en dernier

MEILLEURE ACTRICE

  • Charlotte Aubin pour Isla Blanca
  • Mélissa Désormeaux-Poulin pour Le Trip à trois
  • Denise Filiatrault pour C’est le cœur qui meurt en dernier
  • Maude Guérin pour Chien de garde – LAURÉATE
  • Élise Guilbault pour Pour vivre ici

MEILLEUR ACTEUR

  • Christian Bégin pour Le problème d’infiltration – LAURÉAT
  • Jesse Camacho pour We’re Still Together
  • Patrick Huard pour Bon Cop Bad Cop 2
  • Joey Klein pour We’re Still Together
  • Jean-Simon Leduc pour Chien de garde

MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN

  • Isabelle Blais pour Tadoussac
  • Sandra Dumaresq pour Le problème d’infiltration
  • Micheline Lanctôt pour Les Affamés
  • Brigitte Poupart pour Les Affamés – LAURÉATE
  • Karine Vanasse pour Et au pire, on se mariera

MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN

  • Jahmil French pour Boost
  • Robert Morin pour Tuktuq
  • Emmanuel Schwartz pour Hochelaga, Terre des Âmes – LAURÉAT
  • Guy Thauvette pour Le problème d’infiltration
  • Anthony Therrien pour Charlotte a du fun

RÉVÉLATION DE L’ANNÉE

  • Romane Denis pour Charlotte a du fun
  • Marine Johnson pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • Théodore Pellerin pour Chien de garde – LAURÉAT
  • Rose-Marie Perreault pour Les faux tatouages
  • Nabil Rajo pour Boost

MEILLEURE DISTRIBUTION DES RÔLES

  • Emanuelle Beaugrand-Champagne, Nathalie Boutrie et Frédérique Proulx pour Les rois mongols – LAURÉATES
  • Maxime Giroux et Jonathan Oliveira pour Boost
  • Lucie Robitaille pour Charlotte a du fun

MEILLEURE DIRECTION ARTISTIQUE

  • André-Line Beauparlant pour Le problème d’infiltration
  • Guillaume Couture pour Les rois mongols
  • Jean-Marc Renaud pour Nous sommes les autres
  • Marjorie Rhéaume pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • François Séguin pour Hochelaga, Terre des Âmes – LAURÉAT

MEILLEURE DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE

  • Steve Asselin pour Pieds nus dans l’aube
  • Nicolas Bolduc pour Hochelaga, Terre des Âmes – LAURÉAT
  • Nicolas Canniccioni pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • François Dutil pour Les rois mongols
  • Michel La Veaux pour Iqaluit

MEILLEUR SON

  • Jean-Sébastien Beaudoin Gagnon, Stéphane Bergeron, Olivier Calvert et Samuel Gagnon Thibodeau pour Les Affamés – LAURÉATS
  • Jean-Sébastien Beaudoin Gagnon, Sylvain Bellemare et Hans Laitres pour All You Can Eat Bouddha – Le meilleur des séjours
  • Claude Beaugrand, Bernard Gariépy Strobl, Claude La Haye, Raymond Legault et Jean-Philippe Savard pour Hochelaga, Terre des Âmes
  • Martin C. Desmarais, Gavin Fernandes, Marie-Claude Gagné et Louis Gignac pour Bon Cop Bad Cop 2
  • Clovis Gouaillier, Philippe Lavigne et Patrice LeBlanc pour La petite fille qui aimait trop les allumettes

MEILLEUR MONTAGE

  • Robin Aubert pour Tuktuq
  • Jared Curtis pour Boost
  • Aube Foglia pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • Dominique Fortin pour Chien de garde – LAURÉATE
  • Felipe Guerrero pour X Quinientos

MEILLEURS EFFETS VISUELS

  • Jean-François Ferland pour Les Affamés – LAURÉAT
  • Jean-François Ferland, Marie-Claude Lafontaine pour Pieds nus dans l’aube
  • Jean-François Ferland, Olivier Péloquin et Simon Harrisson pour Le problème d’infiltration
  • Alain Lachance pour Hochelaga, Terre des Âmes
  • Jonathan Piché Delorme et Alexandra Vaillancourt pour Nous sommes les autres

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

  • Bertrand Chénier pour Le problème d’infiltration
  • Pierre-Philippe Côté pour Les Affamés – LAURÉAT
  • Patrice Dubuc, Gaëtan Gravel, Vincent Banville, Gregory Beaudin Kerr, Jonathan Quirion, Jean-François Ruel, Pierre Savu-Massé et Charles-André Vincelette pour Chien de garde
  • Gyan Riley et Terry Riley pour Hochelaga, Terre des Âmes
  • Michael Silver pour Boost

MEILLEURS COSTUMES

  • Julie Bécotte pour Nous sommes les autres
  • Josée Castonguay pour Pieds nus dans l’aube
  • Francesca Chamberland pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • Mario Davignon pour Hochelaga, Terre des Âmes – LAURÉAT
  • Brigitte Desroches pour Les rois mongols

MEILLEUR MAQUILLAGE

  • Kathryn Casault pour Hochelaga, Terre des Âmes
  • Kathryn Casault et Stéphane Tessier pour Le problème d’infiltration
  • Bruno Gatien pour All You Can Eat Bouddha – Le meilleur des séjours
  • Erik Gosselin et Marie-France Guy pour Les Affamés – LAURÉATS
  • Marlène Rouleau pour Nous sommes les autres

MEILLEURE COIFFURE

  • Réjean Forget et Ann-Louise Landry pour  Hochelaga, Terre des Âmes – LAURÉATS
  • Anne-Marie Lanza pour Nous sommes les autres
  • Jean-Luc Lapierre et Denis Parent pour Les rois mongols
  • Denis Parent pour La petite fille qui aimait trop les allumettes
  • Lina Fernanda Cadavis, Priscila De Villalobos, Aleli Mesina et Pamela Warden pour X Quinientos

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

  • Destierros d’Hubert Caron-Guay
  • Manic de Kalina Bertin
  • La part du diable de Luc Bourdon
  • La résurrection d’Hassan de Carlo Guillermo Proto – LAURÉAT
  • Sur la lune de nickel de François Jacob

MEILLEURE DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE POUR UN FILM DOCUMENTAIRE

  • Benoit Aquin et Mathieu Roy pour Les dépossédés
  • Samuel de Chavigny pour Les terres lointaines
  • François Jacob, Vuk Stojanovic et Ilya Zimpour pour Sur la lune de nickel
  • François Messier-Rheault pour Ta peau si lisse – LAURÉAT
  • Étienne Roussy pour Destierros

MEILLEUR MONTAGE POUR UN FILM DOCUMENTAIRE

  • Anouk Deschênes pour Manic – LAURÉATE
  • Sophie Farkas Bolla pour P.S. Jerusalem
  • Michel Giroux pour La part du diable
  • Lorenzo Mora Salazar et Carlo Guillermo Proto pour La résurrection d’Hassan
  • Ariane Pétel-Despots pour Destierros

MEILLEUR SON POUR UN FILM DOCUMENTAIRE

  • Daniel Almada, Patrick Becker, Julien Fréchette, Reto Stamm et Christof Steinmann pour Les dépossédés
  • Sylvain Bellemare, Bernard Gariépy Strobl et Félix Lamarche pour Les terres lointaines
  • Samuel Gagnon-Thibodeau et Alexis Pilon-Gladu pour Destierros
  • Carlo Guillermo Proto, Cory Rizos et Pablo Villegas pour La résurrection d’Hassan
  • Catherine Van Der Donckt et Jean Paul Vialard pour La part du diable – LAURÉATS

MEILLEUR COURT MÉTRAGE DE FICTION

  • The Catch d’Holly Brace-Lavoie
  • Born in the Maelstrom de Meryam Joobeur
  • Crème de menthe de Jean-Marc E. Roy et Philippe David Gagné
  • Lost Paradise Lost de Yan Giroux
  • Pre-Drink de Marc-Antoine Lemire – LAURÉAT

MEILLEUR COURT MÉTRAGE D’ANIMATION

  • Avec ou sans soleil de Jean-Guillaume Bastien
  • La maison du hérisson d’Eva Cvijanović
  • Me, Baby & the Alligator de Jean Faucher et Bob Olivier
  • La pureté de l’enfance de Zviane
  • Toutes les poupées ne pleurent pas de Frédérick Tremblay – LAURÉAT

PRIX DU PUBLIC

  • Ballerina d’Eric Summer et Eric Warin
  • Bon Cop Bad Cop 2 d’Alain Desrochers
  • De père en flic 2 d’Émile Gaudreault
  • Junior Majeur d’Eric Tessier –LAURÉAT
  • Le Trip à trois de Nicolas Monette

FILM S’ÉTANT LE PLUS ILLUSTRÉ A L’EXTÉRIEUR DU QUÉBEC

  • Les Affamés de Robin Aubert – LAURÉAT
  • All You Can Eat Bouddha – Le meilleur des séjours d’Ian Lagarde
  • Ballerina d’Éric Summer et Éric Warin
  • Hochelaga, Terre des Âmes de François Girard
  • X Quinientos de Juan Andrés Arango Garcia

IRIS HOMMAGE : André Forcier

Après le soirée de « Gala des artisans Québec Cinéma » (ce mardi 29 mai), la cérémonie du « Gala Québec Cinéma » se tient le dimanche 3 juin…

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Box office 2016 des films québécois

En 2007, le premier volet de la comédie Les 3 P’tits Cochons avait attiré près de 580 000 spectateurs. Près de 10 ans plus tard, désormais repris en main par le réalisateur Jean-François Pouliot, le second en rassemble un peu plus de 300 000. Un demi-succès ? Oui et non. La comédie réunit certes beaucoup moins de spectateurs dans les salles québécoises mais elle glane la première place de la production locale au box office. Et elle confirme la popularité du comédien Guillaume Lemay -Thivierge, présent au casting de 2 films du Top 10 (Les 3 P’tits Cochons 2 et Nitro Rush… deux suites !). A noter la très belle 3ème place de 1:54, le bouleversant film du jeune réalisateur Yan England… qui attire 40 000 spectateurs de plus que l’expérimenté (mais pas moins jeune) Xavier Dolan pour son adaptation de Juste la fin du monde. En 2014, son Mommy était le plus gros succès québécois avec plus de 370 000 spectateurs.

Voici ci-dessous le top 20 des plus grands succès de cette année 2016 au Québec :

  1. Les 3 P’Tits Cochons 2 : 306 399 entrées
  2. Votez Bougon : 270 390
  3. 1:54 : 127 296
  4. Juste la fin du monde : 87 204
  5. Les Mauvaises herbes : 60 862
  6. Chasse-galerie : 59 036
  7. Nitro Rush : 55 843
  8. 9 le film : 17 850
  9. King Dave : 15 917
  10. Embrasse-moi comme tu m’aimes : 14 246
  11. Two Lovers and a Bear : 8 640
  12. Avant les rues : 5 591
  13. Endorphine : 5 046
  14. Le Pacte des anges : 4 865
  15. Mon ami Dino : 4 352
  16. Pays : 3 909
  17. Montréal la Blanche : 2 986
  18. L’Origine des espèces : 2 279
  19. Boris sans Béatrice : 2 084
  20. Là où Atilla passe : 2 066

La bande-annonce de « Les 3 P’tits Cochons 2 » :

François Delisle : son top 5 des films québécois

Réalisateur de 2 fois Une femme, Chorus et Le Météore, François Delisle livre ses 5 films québécois préférés. Une liste qu’il qualifie « peut-être de convenue » mais qui sont pour lui « des sommets de cinéma au Québec » et qui font partie de son « ADN de cinéaste ». Le metteur en scène, qui prépare actuellement son 7ème long métrage, précise enfin qu’il « espère, un jour, pouvoir être à leur hauteur »

=> Lire notre interview de François Delisle

1Les Bons Débarras, de Francis Mankiewicz (1980)

Synopsis : La relation fusionnelle entre une jeune fille et sa mère dans une petite ville des Laurentides…

 

 

 

ordres Les Ordres, de Michel Brault (1974)

Synopsis : Suite à la promulgation de la loi sur les mesures de guerre en octobre 1970 au Québec, cinq individus sont arrêtés par les autorités, sans chef d’inculpation. L’espace de quelques jours, ils sont emprisonnés en toute « légalité »…

=> Lire la critique

 

01af2f4ca5dd39753825542dd1f389b3Le chat dans le sac, de Gilles Groulx (1964)

Synopsis : À travers la confrontation d’un couple dans la vingtaine, ce film pose la grande question de l’accession à la maturité politique du peuple québécois telle que perçue par un cinéaste épris d’idéal et d’absolu. (Source : ONF)

=> Voir le film gratuitement et en intégralité

 

 

kaKamouraska, de Claude Jutra (1973)

Synopsis : Au chevet de son mari mourant, Elisabeth Rolland se remémore l’aventure de son premier mariage et de son issue tragique. Mariée très jeune à Antoine Tassy, seigneur de Kamouraska, elle fut vite rendue malheureuse par cet homme tourmenté, buveur et coureur. Réfugiée chez sa mère après la naissance de son premier enfant, elle fut soignée par un jeune médecin américain établi à Sorel, George Nelson, dont elle s’éprit. George se laissa emporter par cette passion et, sur les instances d’Elisabeth, en vint à tuer Antoine. Après avoir passé en procès, Elisabeth devait épouser Jérôme Rolland qui s’éteint maintenant devant elle. (Source : Eléphant Cinéma)

 

1Au clair de la lune, d’André Forcier (1983)

Synopsis : Bert et Franck logent dans une automobile. Un maniaque, la nuit, crève les pneus des voitures du voisinage. Les automobiles crachent des flammèches parce qu’elles roulent sur leurs jantes métalliques. Bert, ex-champion de quilles, ne pouvant plus tenir une boule à cause de l’arthrite, est devenu homme-sandwich. Franck, son nouvel ami, est albinos – c’est donc qu’il vient d’Albinie et qu’il possède des dons! Et, effectivement, il redonne à Bert son adresse d’autrefois… et son don de double vue lui permettra de découvrir le « maniaque aux pneus »… mais il ne le dénoncera pas. (source: Eléphant Cinéma)

 

Propos recueillis par Thomas Destouches le 4 mars 2016

Martin Villeneuve : son Top 5 des films québécois

Auteur du film de SF Mars et Avril (Lire la critique) et du délicat court métrage Imelda (Lire la critique), le réalisateur Martin Villeneuve livre les 5 films québécois de son panthéon…

 

bons-debarras_grandeLes Bons Débarras, de Francis Mankiewicz (1980)

Commentaire de Martin Villeneuve : « Fruit d’une riche collaboration avec le romancier et dramaturge Réjean Ducharme qui en est le scénariste. Il s’agit essentiellement d’une chronique où se côtoient des personnages colorés dans une petite ville québécoise. Voici un excellent exemple d’un film atypique qui ne serait probablement pas financé par nos institutions canadiennes aujourd’hui, parce qu’elles le jugeraient peut-être “hors normes” ? Pourtant, ce film est considéré comme une œuvre majeure de la cinématographie québécoise. Les acteurs y sont exceptionnels, tout spécialement la jeune Charlotte Laurier qui y fut révélée. »

Synopsis : Proche d’une petite ville québécoise des Laurentides, Manon, 12 ans, vit dans une maison isolée, avec sa mère Michelle et Guy, son oncle maternel mentalement arriéré. L’univers affectif de Manon se réduit à son seul parent, sa mère dont elle cherche l’amour exclusif. De son côté, Guy est comme un autre enfant. Il vit dans son monde et il est attiré par la riche madame Viau-Vachon à qui ils vendent du bois. Comme une source apparemment intarissable, Michelle est entourée de personnes qui comptent sur son affection : Manon, Guy, son amant le policier Maurice et Gaétan, mécanicien et ami de Manon. Un évènement vient menacer la seule dynamique affective que Manon connait. (source : Wikipédia)

 

storage.canoe.caAu clair de la lune, d’André Forcier (1983)

Commentaire de Martin Villeneuve : « Un conte fantastique et excentrique mettant en scène un albinos qui s’ennuie de son paradis perdu, et un pauvre naïf arthritique qui veut reconquérir son titre de champion de bowling. Sur le papier, je parierais que ce film ne serait pas non plus produit aujourd’hui, car c’est plutôt par sa facture qu’il se distingue. Avec ce film, Forcier crée une mythologie d’essence québécoise, poétique et surréaliste. Lorsque je l’ai vu étant jeune, je me suis dit que ce genre de cinéma était possible ici. Merci, André Forcier, d’avoir ouvert cette porte dans notre imaginaire ! »

Synopsis : Bert et Franck logent dans une automobile. Un maniaque, la nuit, crève les pneus des voitures du voisinage. Les automobiles crachent des flammèches parce qu’elles roulent sur leurs jantes métalliques. Bert, ex-champion de quilles, ne pouvant plus tenir une boule à cause de l’arthrite, est devenu homme-sandwich. Franck, son nouvel ami, est albinos – c’est donc qu’il vient d’Albinie et qu’il possède des dons! Et, effectivement, il redonne à Bert son adresse d’autrefois… et son don de double vue lui permettra de découvrir le « maniaque aux pneus »… mais il ne le dénoncera pas. (source: Eléphant Cinéma)

 

storage.quebecormedia.comJésus de Montréal, de Denys Arcand (1989)

Commentaire de Martin Villeneuve : « Après Le Déclin de l’Empire Américain, Denys Arcand nous offre une autre œuvre remarquable. Une sorte d’hommage à Montréal où un Jésus des temps modernes revient nous visiter, au sein d’une troupe de théâtre. Le film établit un parallèle frappant entre la vie du metteur en scène de la troupe et celle du prophète. Il s’agit d’une touchante réflexion sur la souffrance humaine qui résulte d’un manque d’amour. La scène où est expliquée la genèse de l’univers devant un écran, de même que le don d’organes à la fin, m’ont profondément marqué, assez pour y faire inconsciemment allusion dans Mars et Avril. Robert Lepage m’en avait d’ailleurs fait la remarque sur la plateau, lui qui pour la première fois tenait un rôle au cinéma dans Jésus de Montréal. »

Synopsis : Séduit à l’idée de mettre en scène une version moderne de la Passion et d’incarner le personnage de Jésus, Daniel part à la recherche d’acteurs prêts à tout quitter pour le suivre… Se superpose au récit du Christ un discours sur la société de consommation, la création de l’univers et le sens de la vie. (source : Eléphant Cinéma)

 

1Léolo, de Jean-Claude Lauzon (1992)

Commentaire de Martin Villeneuve : « Après Un zoo la nuit, quintessence du film urbain québécois, le regretté cinéaste Jean-Claude Lauzon (décédé tragiquement dans un accident d’avion en 1997) réalise Léolo, librement inspiré de son enfance. Le film raconte l’histoire d’un jeune garçon qui tente de s’évader de sa famille dysfonctionnelle en se réfugiant dans un monde imaginaire fantaisiste. Encore une fois, il s’agit d’une magistrale illustration de la manière dont l’imaginaire peut parvenir à libérer l’âme. Le journaliste et professeur Pierre Bourgault y fait la narration. Ce film marque aussi le premier rôle de la chanteuse Ginette Reno au cinéma. »

Synopsis : Léolo vit dans un univers sans espoir. Il affirme venir de Sicile, là où l’espace et le rêve existent. Se sentant menacé par la folie dont sont victimes tous les siens, il se réfugie dans l’écriture et dans des amours délicieuses. Seul un dompteur de vers, amateur d’art et symbole de l’imaginaire, comprendra finalement la valeur de ses textes. (source : Éléphant Cinéma)

=> Lire la critique

 

face-cachee-luneLa Face cachée de la Lune, de Robert Lepage (2003)

Commentaire de Martin Villeneuve : « D’après sa pièce de théâtre éponyme où le célèbre metteur en scène raconte son enfance et sa relation avec sa mère. Une fable poétique et lumineuse que Lepage a produit en grande partie à ses frais, et où il incarne avec brio les rôles de deux frères. C’est aussi sa sortie de cadre en tant que réalisateur et il est très triste de le voir quitter le cinéma. Il m’a dit récemment : « En cinéma, tu investis une quantité spectaculaire d’efforts, dix fois les efforts investis dans d’autres plateformes, mais la visibilité ne suit pas toujours… Quelques accolades et festivals, tout au plus. Les distributeurs québécois n’y croient pas, et c’est bien triste. » »

Synopsis : Alors que leur mère vient de mourir, Philippe et son frère, de parfaits opposés, demeurent seuls membres de la famille. Alors que son frère est annonceur météo à la télévision, Philippe échoue, pour la seconde fois, sa soutenance de thèse de doctorat sur l’importance du narcissisme dans l’odyssée des programmes spatiaux soviétique et américain. Il commence à réaliser une vidéo pour SETI, car l’organisme organise un concours planétaire de messages à diffuser dans l’espace pour d’éventuels extraterrestres. C’est au retour d’un voyage à Moscou, où il devait discourir de son sujet de thèse, que Philippe apprend que sa vidéo a été sélectionnée et que s’opère un nouveau rapprochement entre les deux frères. (source : Wikipédia)

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=> Lire notre interview de Martin Villeneuve : « Un futur déjà grand »

Propos recueillis par Thomas Destouches