Vincent Biron : son top 5 des films québécois

Réalisateur de Prank, Vincent Biron a établi son top 5 de ses films québécois préférés…

=> Lire l’interview de Vincent Biron

jesusJésus de Montréal, de Denys Arcand (1989)

Commentaire de Vincent Biron : « Un prof nous l’avait montré au secondaire. C’est le premier film québécois qui m’a fait triper et qui m’a donné l’idée que moi aussi je pourrais faire du cinéma. »

Synopsis : Séduit à l’idée de mettre en scène une version moderne de la Passion et d’incarner le personnage de Jésus, Daniel part à la recherche d’acteurs prêts à tout quitter pour le suivre… Se superpose au récit du Christ un discours sur la société de consommation, la création de l’univers et le sens de la vie. (source : Eléphant Cinéma)

leoloLéolo, de Jean-Claude Lauzon (1992)

Commentaire de Vincent Biron : « Lauzon, c’est la grande tragédie du cinéma québécois. S’il n’était pas mort tragiquement, il aurait pu être Xavier Dolan bien avant Xavier Dolan ! Un zoo la nuit c’était déjà très beau. Léolo, c’est d’une splendeur. Qu’aurait-il fait après ? Il était dans un cinéma très construit, très narratif, très fictionnel, avec des envolées lyriques et poétiques. »

Synopsis : Le récit de l’enfance de Léo Lauzon au sein d’une famille marquée par la pauvreté et la maladie mentale. Particulièrement doué pour l’écriture, le jeune garçon narre ses premiers fantasmes, les errements de ses parents et son amour naissant pour la belle Bianca…

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a-louest-de-plutonÀ l’ouest de Pluton, de Myriam Verreault et Henry Bernadet (2008)

Commentaire de Vincent Biron : « Même si cela ne l’a pas été de façon consciente, ce film nous a aidé pour Prank. Si un film québécois a dessiné l’adolescence de façon juste, qui s’attardait à en montrer le côté banal aussi, c’est celui-là. »

Synopsis : Ce chassé-croisé qui mêle humour et drame suit l’existence d’une dizaine d’adolescents de la banlieue pendant 24 heures. Joué par des jeunes de 15 et 16 ans, À l’ouest de Pluton plonge avec un réalisme troublant au cœur de l’adolescence, cette étrange et intense période où chacun tente d’exister parmi les autres.

pourPour la suite du monde, de Pierre Perrault, Michel Brault et Marcel Carrière (1963)

Commentaire de Vincent Biron : « Un film d’une incroyable beauté, d’une sensibilité tellement touchante. Il parle de nous, de nos racines… »

Synopsis : Documentaire poétique et ethnographique sur la vie des habitants de l’Isle-aux-Coudres rendue d’abord par une langue, verte et dure, toujours éloquente, puis par la légendaire pêche au marsouin, travail en mer gouverné par la lune et les marées. (source : ONF)

antoineMon oncle Antoine, de Claude Jutra (1971)

Commentaire de Vincent Biron : « Puissant, vrai, une parfaite alliance de forme et de fond qui transcende les failles de son auteurs. Un film qui m’a profondément marqué. »

Synopsis : A Black Lake, petit village minier niché au fin fond du Québec, la vie s’écoule durement. Le magasin d’Antoine est le principal lieu de la communauté : on y trouve de tout, surtout de la compagnie. A la veille de Noël, Antoine est appelé pour récupérer le corps d’un jeune garçon décédé plus tôt. Il part en pleine tempête de neige, accompagné de son neveu Benoît…

=> Lire la critique

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Propos recueillis par Thomas Destouches les 26 et 27 février 2017

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