Critique court métrage : Bagman – Profession: Meurtrier, d’Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell (2004)

169073_109908479084886_793049_nRéalisation et scénario : Anouk Whissell, François Simard et Jonathan Prévost

Distribution : Anouk Whissell, François Simard, Jonathan Prévost, Alain Bakayoko, Yoann-Karl Whissell, Olivier Migneron…

Synopsis : Ne prononcez jamais le nom du « Bagman » trois fois… auquel cas ce tueur sanguinaire affublé d’un sac en papier sur la tête apparaîtra ! C’est l’expérience traumatisante vécue par une jeune femme, seule survivante de la tuerie la plus sanglante jamais vue.

Durée : 19 minutes

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Critique

Ni pastiche ni « variation autour », Bagman est un slasher fait avec 3 pièces, des litres de faux sang et les cerveaux déviants de ses créateurs. Surtout des cerveaux déviants. Le collectif RKSS a une vision aiguisée comme une hache de ce genre cinématographico-horrifique et s’amuse de ses récurrences et de ses clichés. Sans le dénaturer, les réalisateurs poussent « simplement » le bouchon du gore plus loin, vraiment vraiment plus loin, avec un enthousiasme de sales gosses. Et au final, Bagman ressemble à un croisement mutant entre Candyman, Souviens-toi l’été dernier et Itchy & Scratchy. Qui ne voudrait pas voir ça ?

Bagman, le tueur en question, fait preuve d’une inventivité folle  dans sa façon de découper, écraser, mutiler, exploser, transpercer ses pauvres victimes (Il faudra d’ailleurs un jour se pencher sérieusement sur cette fascination des RKSS pour la pénétration des corps…). Malheureusement cette imagination morbide ne s’accompagne pas de la même créativité dans la mise en scène, trop souvent brouillonne face à ces atrocités qui se veulent jouissives ou sortant trop facilement la carte du jet de seau d’hémoglobine au détriment de la visibilité. Le manque de moyens, criant, est-il la raison de cette limite ? S’il ne faut pas le négliger, il n’explique pas tout. Peut-être vaut-il mieux lorgner du côté du manque d’expérience… Réalisé plus d’une décennie plus tard, et avec quelques dollars supplémentaires en poche, Turbo Kid affiche cette même fascination pour le gore mais avec cette maîtrise qui transcende tout.

Au fil de ses réalisations de sales gosses, qu’ils soient courts ou long, le collectif RKSS aborde différents genres cinématographiques déviants : le slasher (Bagman), le film apocalyptique (T is for Turbo puis sa version longue Turbo Kid), l’horreur à consonance giallo (Demonitron)… Le chantier en construction qu’est RKSS a pour fondation, non pas une forme de réinvention ampoulée mais bien la réappropriation loyale d’une certaine cinéphilie. Leur cinéphilie… dans laquelle beaucoup se retrouvent avec euphorie.

Note : 2,5 sur 5

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Date de sortie : Octobre 2004

Lire les critiques des films du collectif RKSS :

=> « Turbo Kid »

=> « Demonitron: La Sixième dimension« 

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2 réflexions sur “Critique court métrage : Bagman – Profession: Meurtrier, d’Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell (2004)

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