Critique court métrage : Demonitron: La Sixième Dimension, d’Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell (2010)

179852_109908115751589_202207_nRéalisation et scénario : Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell

Distribution : Anouk Whissell, François Simard, Yoann-Karl Whissell, Maxime Dumesnil, Christophe Carenco…

Synopsis : Une jeune femme ouvre les portes de la 6ème dimension, baptisée « Demonitron »…

Durée : 4 minutes

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Critique

Vrai-faux trailer d’un film qui n’existe que dans l’imaginaire du trio de Turbo Kid (Lire la critique), Demonitron: The Sixth Dimension ressemble à ces bandes-annonces proposées en avant-programme des VHS louées dans le vidéo-club du quartier. Ces quelques minutes inattendues de films (souvent des séries Z… et d’ailleurs, avouons-le, on espérait toujours bassement qu’il s’agisse de nanars !) qui éveillaient instantanément notre intérêt avec leurs images choc, leurs musiques angoissantes et cette primitive promesse de frissons bon marché ou de vraie joie régressive.

Et il faut bien l’avouer : le collectif RKSS connaît ses classiques en matière de trailers nanardesques. Tous les ingrédients y sont non seulement présents mais parfaitement dosés : le logo du studio qui file une chair de poule d’excitation inexpliquée, la voix off forcément trop grave, la musique royalement cheap, le montage au hachoir d’extraits saignants et horrifiques, le titre du film un peu baveux… Autant d’éléments, d’ailleurs, qui auraient pu tomber à plat sans un travail méticuleusement grossier sur le son (en particulier sur une légère, et donc parfaite, mauvaise synchronisation) et l’image, laquelle donne vraiment cette impression d’une dégradation physique de la bande-magnétique de la VHS.

Faux trailer exécuté en toute sincérité, Demonitron n’est pas un pastiche. Il ne tourne jamais en dérision ces films déviants mais se révèle en réalité une déclaration d’amour, dégoulinant de nostalgie comme l’hémoglobine dans The Sixth Dimension.

La vraie réussite de cette fausse bande-annonce est d’ailleurs de créer cette envie irrépressible de voir ce guilty pleasure qui pourtant n’existe pas ! Et pour cela on applaudit autant qu’on maudit le Collectif RKSS… tout en leur accordant une ultime chance de se racheter : en réalisant « vraiment » ce film parfait du samedi soir (très tard) que pourrait être Demonitron: The Sixth Dimension.

Note : 4 sur 5

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Date de sortie : juillet 2010

=> Rendez-vous sur la page officielle Facebook du Collectif RKSS

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Une réflexion sur “Critique court métrage : Demonitron: La Sixième Dimension, d’Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell (2010)

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