Box office 2015 des films québécois

Un film d’animation adapté d’une oeuvre culte (le classique d’André Mélançon) et une dramédie réalisée par un auteur populaire (Ricardo Trogi a mis en scène auparavant 1981, Québec-Montréal ou encore 1987) en tête des entrées en 2015 au Québec, tels sont les deux plus gros succès de cette année plutôt faste (5 films passent la barre des 100 000 billets vendus).

Voici ci-dessous le top 20 des plus grands succès de cette année 2015 au Québec :

  1. La guerre des Tuques 3D : 347 434 entrées
  2. Le Mirage : 326 031
  3. La passion d’Augustine : 224 630
  4. Paul à Québec : 146 052
  5. Ego Trip : 105 133
  6. Aurélie Laflamme – Les pieds sur terre : 84 527
  7. Guibord s’en va-t-en guerre : 71 779
  8. Elephant Song : 28 816
  9. Félix et Meira : 24 534
  10. Le journal d’un vieil homme : 23 028
  11. Ville-Marie : 12 434
  12. Corbo : 12 717
  13. Les êtres chers : 7 622
  14. Les loups : 7 560
  15. Le bruit des arbres : 6 995
  16. Turbo Kid : 6 606
  17. Chorus : 6 407
  18. Antoine et Marie : 6 235
  19. Autrui : 5 347
  20. Le garagiste : 4 446

La bande-annonce de La guerre des Tuques 3D :

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Le Gala du cinéma québécois : la liste complète des nominations

MISE A JOUR DU 23 FEVRIER

Suite à la révélation sur les crimes pédophiles de Claude Jutra, l’organisation Québec Cinéma avait décidé de débaptiser les « Jutra ». En ce mardi 23 février 2016 a été annoncé le nouveau nom de la cérémonie : « Le gala du cinéma québécois ».

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Les nominations pour le gala du cinéma québécois ont été dévoilées. Découvrez ci-dessous la liste complète :

Meilleur Film

  • Corbo, de Mathieu Denis
  • La passion d’Augustine, de Léa Pool
  • Les êtres chers, d’Anne Émond
  • Félix et Meira, de Maxime Giroux
  • Les démons, de Philippe Lesage

Meilleur Réalisateur

  • Mathieu Denis pour Corbo
  • Léa Pool pour La passion d’Augustine
  • Maxime Giroux pour Félix et Meira
  • Philippe Lesage pour Les démons
  • Anne Émond pour Les êtres chers

Meilleur Scénario

  • Mathieu Denis pour Corbo
  • Anne Émond pour Les êtres chers
  • Marie Vien et Léa Pool pour La passion d’Augustine
  • Céleste Parr pour Gurov et Anna
  • Alexandre Laferrière et Maxime Giroux pour Félix et Meira

Meilleure Actrice

  • Céline Bonnier pour La passion d’Augustine
  • Hadas Yaron pour Félix et Meira
  • Laurence Leboeuf pour Turbo Kid
  • Anna Mouglalis pour Anna
  • Fanny Mallette pour Chorus

Meilleur Acteur

  • Xavier Dolan pour Elephant Song
  • Maxim Gaudette pour Les êtres chers
  • Alexandre Landry pour L’amour au temps de la guerre civile
  • Paul Savoie pour Le journal d’un vieil homme
  • Gilbert Sicotte pour Paul à Québec

Meilleure Actrice de soutien

  • Lysandre Ménard pour La passion d’Augustine
  • Diane Lavallée pour La passion d’Augustine
  • Catherine-Audrey Lachapelle pour L’amour au temps de la guerre civile
  • Schelby Jean-Baptiste pour Scratch
  • Christine Beaulieu pour Le mirage

Meilleur Acteur de soutien

  • Tony Nardi pour Corbo
  • Luzer Twersky pour Félix et Meira
  • Irdens Exantus pour Guibord s’en va-t-en guerre
  • Jean-Simon Leduc pour L’amour au temps de la guerre civile
  • Salim Kechiouche pour Noir

Meilleur documentaire

  • L’empreinte, de Carole Poliquin et Yvan Dubuc
  • L’or du golfe, de Ian Jaquier
  • Ouïghours, prisonniers de l’absurde, de Patricio Henriquez
  • Le prix à payer, d’Harold Crooks
  • Le profil Amina, de Sophie Deraspe

Meilleure Direction artistique

  • Philippe Arseneau Bussières pour La guerre des tuques 3D
  • Éric Barbeau pour Corbo
  • Éric Barbeau pour Les êtres chers
  • Patrice Bengle pour a passion d’Augustine
  • François Séguin pour Brooklyn

Meileurs costumes

  • Mario Davignon pour After the Ball
  • Michèle Hamel pour La passion d’Augustine
  • Judy Jonker pour Corbo
  • Ginette Magny pour Elephant Song
  • Éric Poirier pour Turbo Kid

Meilleure Coiffure

  • Réjean Goderre pour Elephant Song
  • Martin Lapointe pour Corbo
  • Martin Lapointe pour Les êtres chers
  • Martin Lapointe pour La passion d’Augustine
  • Martin Lapointe pour Ville-Marie

Meilleur maquillage

  • Catherine Beaudoin pour Anna
  • Nicole Lapierre pour Elephant Song
  • Lizane LaSalle pour Corbo
  • Joan-Patricia Parris pour Le scaphandrier
  • Olivier Xavier pour Turbo Kid

Meilleure Direction de la photographie

  • Steve Asselin pour Corbo
  • Yves Bélanger pour Brooklyn
  • Serge Desrosiers pour Ville-Marie
  • Pierre Gill pour Elephant Song
  • Daniel Jobin pour La passion d’Augustine

Meilleur Montage

  • Mathieu Bouchard-Malo pour Les êtres chers
  • Richard Comeau pour Guibord s’en va-t-en guerre
  • François Delisle pour Chorus
  • Dominique Fortin pour Elephant Song
  • Hubert Hayaud pour Scratch

Meilleur son

  • François Grenon, Sylvain Bellemare, Luc Boudrias pour Le bruit des arbres
  • Claude La Haye, Claude Beaugrand, Luc Boudrias, Patrick Lalonde pour Elephant Song
  • Claude La Haye, Sylvain Bellemare, Bernard Gariépy Strobl pour Guibord s’en va-t-en guerre
  • Claude La Haye, Patrice Leblanc, Bernard Gariépy Strobl pour Corbo
  • Raymond Vermette, Christian Rivest, Stéphane Bergeron, Guy Pelletier, Julie Dufour pour La guerre des tuques 3D

Meilleure Musique originale

  • Jean-Philippe Bernier, Jean-Nicolas Leupi pour Turbo Kid
  • Michel Corriveau pour Anna
  • Gaëtan Gravel, Patrice Dubuc pour Elephant Song
  • Martin Léon pour Guibord s’en va-t-en guerre
  • Jenny Salgado, André Courcy, Luc St-Pierre pour Scratch

Hommage des Jutra

  • Un hommage spécial sera rendu cette année au compositeur François Dompierre (Jésus de Montréal, Léolo, Le Déclin de l’Empire américain…)

Avec 10 nominations chacun, les films Corbo et La passion d’Augustine sont logiquement les favoris de la cérémonie, qui se tiendra le dimanche 20 mars. Rendez-vous sur le site officiel des Jutra pour plus d’informations !

La bande-annonce de La passion d’Augustine :

Critique film : Antoine et Marie, de Jimmy Larouche (2015)

184984Réalisation et scénario : Jimmy Larouche

Distribution : Martine Francke, Sébastien Ricard, Guy Jodoin, Isabelle Blais…

Synopsis : Marie se réveille dans un taxi la ramenant chez elle après une soirée arrosée. Le lendemain, le malaise est palpable dans son entourage. Quelques jours plus tard, un test de grossesse révèle qu’elle est enceinte. La terrible vérité se dévoile sur cette fameuse soirée…

Durée : 1h24

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Critique

Avec ce second long-métrage, Jimmy Larouche raconte le parcours de deux êtres profondément malheureux dans leurs vies. Marie (la formidable Martine Francke) est chaleureuse mais désolée. Le père de famille Antoine est au bord de la crise et ses débordements verbaux, ses décisions hâtives ou ses virées sur des sites érotiques sont les symptômes de sa crise sous-cutanée. Ces deux trajectoires sont exposées en parallèle, un artifice certes schématique mais qui permet de rentrer sereinement dans l’intimité de chacun, et ne se croisent que lors de la fameuse soirée, non pas à l’origine de tous les maux mais bien la résultante, volontaire pour l’un et involontaire pour l’autre, de ce profond mal être.

Jimmy Larouche ne surligne pas le drame et évite l’écueil d’une quelconque complaisance, privilégiant une mise en scène à la fois limpide et tranchante, délaissant le dialogue au profit de la puissance simple des images. Il filme les visages au plus près, laissant entrevoir la tristesse et la lourdeur des maux émerger des traits. Il laisse les scènes vivre, se vider, se suspendre, se désagréger, laissant le spectateur s’imprégner du silence, de l’émoi et du contrecoup. Et cette rythmique si particulière des scènes, sans fard ni effet, crée un écho durable après le visionnage. Antoine et Marie est un film qui résonne…

Note : 3,5 sur 5

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Date de sortie : 19 juin 2015

Box office : 6235 entrées

Disponible en DVD

Critique film : Mars et Avril, de Martin Villeneuve (2012)

Critique publiée sur Les Cinévores le 6 février 2015

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ym2cKNturn.jpgRéalisation et scénario : Martin Villeneuve

Dstribution : Caroline Dhavernas, Paul Ahmarani, Robert Lepage, Jacques Languirand…

Synopsis : Dans un Montréal futuriste, l’histoire d’amour entre un musicien septuagénaire et une jeune photographe…

Durée : 1h31

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Critique

Pour son premier long métrage, Martin Villeneuve, le petit frère d’un certain Denis (Incendies, Prisoners), adapte son propre photo-roman, publié dès 2002 aux éditions québécoises La Pastèque. L’occasion de donner chair, dans un Montréal futuriste, à une histoire d’amour sidéral entre un musicien septuagénaire de génie et une jeune photographe du nom d’Avril. On aurait tant voulu aimer cette fresque de SF bizarroïde à l’audacieuse inventivité et aux images parfois saisissantes – une véritable prouesse au regard du modeste budget de l’entreprise. Malheureusement, une contrariante frustration persiste et signe devant ce magnifique mais bien vain objet filmique. On en ressort presque agacé par l’immense potentiel entraperçu de son metteur en scène. Force est de constater, en effet, que Mars & Avril esquisse plus qu’il n’incarne lorsqu’il se veut charnel et sonne paradoxalement creux quand il entonne sa déclaration d’amour à la musique. Pourtant, les intuitions cinématographiques sont là (le corps vu comme un univers inexploré, l’univers comme un corps exploré), et les réflexions artistiques touchent juste (chaque instrument, chaque film, est une création unique, le cinéma est un artisanat). Mais elles restent désespérément à l’état de concepts désincarnés, plombés en outre par un rythme anesthésiant. Martin Villeneuve a tout (l’imagination, l’audace, l’œil, la volonté de mettre l’émotion au cœur de son œuvre…). Il s’agit là d’un cinéaste à suivre, vraiment, à condition qu’il s’affranchisse d’urgence de ses scories de metteur en scène pour mieux soigner le fond… On y croit.

=> Lire l’interview de Martin Villeneuve

Note : 3 sur 5

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Date de sortie : 12 octobre 2012

Budget : 2,3 millions de dollars

Box office : 3 440 entrées

Disponible en DVD